Lors de l'entretien du mois de Mars, je ne savais pas encore comment répondre cette question: "Quel a été votre plus grand échec?". Il fallait juste que je patiente un peu.
La prépa? J'y suis sortie par la petite porte... Le 20 juin 2008, la sentence est tombée. Huit personnes ne poursuivront pas leurs études en deuxième année. Et évidemment, j'en fais partie. Enfin, cela n'avait rien d 'évident pour moi il y a un an.
Mon côté rêveuse me porte parfois préjudice. J'aime anticiper, imaginer ce qui va/peut arriver prochainement, ce qui fait que parfois, je n'arrive plus à discerner le rêve de la réalité. J'ai des objectifs, mais je ne m'en donne pas les moyens pour les atteindre. C'est con n'est-ce pas?
Ce qui est surtout dur à encaisser, c'est le moment où l'on vous claque lâchement la porte au nez.
BÂÂM! Vous vous réveillez d'un coma que vous croyez idyllique. Et bien sûr, c'est là que la réalité vous rattrape.
On aura beau dire tout le bien de la prépa, on ne peut pas nier l'hypocrisie de certains professeurs.
Et oui, la prépa c'est comme une entreprise:
il faut faire du chiffre. Les étudiants ne sont que des bêtes de course, et ceux qui ne suivent pas la cadence sont tout simplement éliminés.
Alors certes, chacun doit remplir sa part du contrat, et j'y ai manqué. J'assume. Mais de là à nous faire mille promesses, et finalement faire comme si on n'existait pas... Faut pas déconner!
Néanmoins,je ne me laisse pas abattre. A dire vrai, c'est même un soulagement de laisser tout cela derrière soi.
Dès le mois d'Octobre, j'entame ma licence à Nanterre dans l'objectif de passer les concours Tremplin & Passerelle d'ici 2 ou 3 ans. Je pense que c'est mieux ainsi. J'ai besoin de retrouver mon cocoon, mes amis, d'avoir mon temps libre pour la musique, les expos...
Je pensais il y a un an, que l'encadrement qu'offrait la prépa amènerait à ma réussite. Mais je me suis pris une grosse claque et une bonne leçon.
Finalement, j'ai beaucoup déconner, mais c'est sans regret.
A refaire? Sans doute.